Atelier sur la Convention de Kinshasa sur les ALPC

Les Acteurs étatiques et les ONGs sensibilisés à Brazzaville pour sa mise en œuvre

Brazzaville, la capitale de la République du Congo a abrité du 10 au 12 décembre 2014, l’atelier sur « Les femmes, la violence armée et le contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC)», auquel ont pris part 10 femmes et 10 hommes représentants des secteurs étatique et non étatique (Ministères en charge des femmes, des affaires étrangères et coopération, de la défense et les ONGs) opérant sur place à Brazzaville et dans d’autres départements du pays.

L’atelier a été organisé par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) dans le cadre du Programme de l’Union Européenne sur l’Appui à la CEEAC en Matière de Paix et Sécurité (PAPSII), avec l’appui technique du Centre pour la Paix, la Sécurité et la Prévention de la Violence armée (CPS-AVIP).

But poursuivi de l’atelier

Faisant suite à l’atelier de formation des formatrices organisée en 2012, en Ndjamena au Tchad par la CEEAC, le présent atelier avait pour but de contribuer à la mise en œuvre en République du Congo, des Résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes et les conflits armés ainsi qu’à l’effectivité de la Convention de Kinshasa sur les ALPC.

Résultat obtenu

Les modules développés durant le présent atelier repartis en treize sessions, étaient aussi riches en informations, et ont permis aux participants dont les femmes, à acquérir des compétences à mêmes d’appuyer leurs initiatives d’une part pour sensibiliser contre l’impact négatif de la violence armée ; et d’autre, pour vulgariser la Convention de Kinshasa sur les ALPC et les Résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes et les conflits armés, afin d’amener les acteurs concernés (Institutions nationales et communautés) à les mettre en œuvre.

Point de discussions

Reconnaissant que la République du Congo est l’un des pays post conflit de l’Afrique centrale ayant signé la Convention de Kinshasa et plusieurs autres Résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, l’essentiel des discussions hautement houleuses a ramassé notament les préoccupations telles que :

  • La très faible présence des femmes dans les différents mécanismes, programmes et politiques liés à la paix et sécurité : au niveau des organes décisionnels de la police, de l’armée – aux rencontres régionales et internationales des Etats, etc.

  • Le faible contrôle sur la fabrication artisanale des ALPC en République du Congo.

  • Le faible contrôle sur la circulation et la détention - possession d’armes à feu par les civiles ainsi que les fonctionnaires étatiques de la République du Congo.

  • L’harmonisation de la loi nationale sur les ALPC.

  • Le pourquoi de la non ratification jusque-là par le Congo, de la Convention de Kinshasa sur les ALPC et du Traité sur le commerce des armes (TCA).

  • L’absence ou la faible disponibilité des statistiques relatives à la violence armée, les ALPC, …

  • La nécessité d’un partenariat société civile et différents ministères clés en cette matière, pour mobiliser toutes les communautés congolaises autour et contre la violence armée et les ALPC irrégulières et aussi pour accroître le nombre ainsi que le rôle des femmes dans ce processus.

Recommandations

  • Ratification dans un court délai de la Convention de Kinshasa et du TCA par la République du Congo.

  • Réactualisation suivant les normes internationales, des lois et autres mesures nationales sur les armes à feu ;

  • Mettre sur pied une commission nationale sur les armes légères véritablement opérationnelle et qui tient compte de la dimension genre;

  • Produire des études, enquêtes sur l’état de lieux de la circulation des ALPC en République du Congo ;

Signalons que cette formation des formateurs (trices) sur « les femmes, la violence armée et le contrôle des ALPC en République du Congo, a été principalement facilitée par Mme Kenneth ENIM AMPI, en tant que personne ressource du RASALAC – RDC et Consultante du CPS-AVIP, assistée par Sylvie Nadège MFOUTOU du RASALAC – Congo, sous les auspices de Mme AHMED ACHTA SENE, Experte à la CEEAC en charge de la société civile.

Brazzaville (hôtel Verdan Politan), le 13 décembre 2014
Contribution: Kenneth ENIM AMPI CPS-AVIP / Kinshasa, DRC
Editeur : Jean Claude Kabuiku
CPS - AVIP
jckabuiku@cps-avip.org
Tel : +44 121 448 6336

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